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ARCHIVES


Voici le dernier d'une série de communiqués que l'ACAF a envoyés concernant la prochaine ronde de négociations collectives.

Les données figurant dans le présent communiqué visent à renseigner les membres sur quelques-unes des questions et préoccupations qu'il faut prendre en considération au moment où l'Association canadienne des agents financiers (ACAF) amorce des négociations avec le Conseil du Trésor à l'automne 2004.

Veuillez examiner les renseignements qui se trouvent dans ce document et n'hésitez pas à communiquer avec nous pour obtenir des renseignements supplémentaires ou des réponses à des questions sur ces données ou le processus de négociation.

Nos options

Au cours des dernières semaines, l'Association a diffusé de l'information concernant nos options à la table de négociation.

Essentiellement, deux options s'offrent à nous en prévision des négociations. La première est l'arbitrage exécutoire et l'autre, la conciliation/grève. Avant d'entamer le processus de négociation, vous devez choisir l'une de ces deux options. Ni l'une ni l'autre n'empêchent le processus même de négociation, mais le choix que nous faisons donne une très bonne idée de nos intentions.

Il importe de prendre conscience que c'est vous, les membres, qui avez le pouvoir de décider quelle démarche, selon vous, nous permettra le mieux d'atteindre nos objectifs.

La recommandation de l'Association et son fondement

L'Association a pour objectif de se placer de manière à optimiser sa position de négociation collective, de sorte que nous puissions obtenir une entente juste et raisonnable.

Les membres du conseil d'administration ainsi que ceux du comité de la rémunération et des avantages sociaux estiment que le choix de la conciliation/grève comme mode de règlement des différends est la démarche qui se révélera la plus efficace au moment d'entamer le processus de négociation, afin d'accroître notre pouvoir de négociation. Nous formulons cette recommandation pour plusieurs raisons :

  1. Les membres se sont plaints du processus et des résultats dans le passé. Un grand nombre d'entre eux se sont déclarés heureux du résultat que nous avons obtenu lors de la dernière ronde, mais beaucoup estimaient qu'il aurait été possible d'en avoir davantage. De fait, en choisissant l'arbitrage, comme nous l'avons fait presque par défaut dans le passé, nous obtenons au mieux à peu près le point médian entre nos revendications et l'offre de l'employeur. Cette année, nous croyons que cela constituerait un désappointement pour beaucoup de membres et pourrait même creuser les écarts au sein de notre groupe.

  2. Les membres nous ont dit que notre rémunération devrait être l'équivalent de celle du groupe Vérification (AU). L'employeur a, dans son mémoire d'arbitrage de 2002, reconnu que le groupe AU est, « au niveau interne, le plus comparable » à notre groupe. Et pourtant, comme il est signalé dans les communiqués antérieurs, notre groupe continue d'accuser du retard au plan de la rémunération, parfois même beaucoup, même si les exigences relatives aux études sont les mêmes pour les FI et les AU dans presque toutes les catégories d'emploi. Une des principales raisons pour lesquelles nous accusons du retard sur ce groupe, c'est que les AU ont été disposés à jouer la carte de la conciliation/grève dans les négociations, ce qui leur a valu des résultats plus favorables à la table de négociation que nous.

    Ils ont fait preuve de solidarité, et ils en sont sortis gagnants.

  3. Nous, les membres du conseil d'administration et ceux du comité de la rémunération et des avantages sociaux, ne sommes pas uniquement vos représentants. Nous occupons les mêmes postes, nous touchons les mêmes salaires et nous avons les mêmes expériences quotidiennes que vous. La seule différence, c'est que nous avons examiné en profondeur les questions en cause dans les négociations et que nous avons participé au processus de négociation avec le Conseil du Trésor dans le passé, ce qui nous a permis d'acquérir une expérience personnelle directe en la matière.

    Cette expérience nous révèle que l'employeur considère notre groupe comme amorphe et peu solidaire. Ses représentants nous font face à la table et ont la perception que nos membres sont peu disposés à adopter une position ferme, et ils comptent là-dessus dans les revendications qu'ils soumettent à la table.

  4. Le choix de la conciliation/grève comme prélude aux négociations ne signifie pas qu'il y aura grève. Les négociations se poursuivront normalement, peu importe que nous envoyions ce signal ou non. Et si les négociations aboutissent à une impasse, il existe de nombreux moyens de pression au travail que nous pourrions prendre avant de recourir effectivement à la grève. Nous disposons de nombreuses méthodes et démarches créatives, si le besoin de moyens de pression au travail se fait sentir. En outre, nous pouvons, en dernière analyse, voter en faveur d'une « offre finale » de l'employeur avant de recourir à une telle mesure. Il est absolument crucial que vous, les membres, compreniez que le choix de la conciliation/grève ne signifie pas que nous devons déclencher une grève générale.

  5. Prendre des moyens de pression au travail nuira aux opérations du gouvernement. Dans le cas de ceux et celles qui travaillent dans le secteur des systèmes, par exemple, un ralentissement ou un refus de jouer notre rôle entraverait grandement la capacité de fonctionner du gouvernement. Chose plus importante encore, si la situation dégénérait jusqu'à la grève, la loi interdit au gouvernement de confier notre travail à d'autres personnes. En outre, la loi interdit à l'employeur de décréter un lock-out.

  6. L'employeur est très préoccupé, tout comme nous d'ailleurs, par la perturbation des services. Compte tenu de toute l'attention qui a été accordée à la mauvaise gestion des fonds publics et de la perte de confiance dans la capacité du gouvernement de gérer les finances avec prudence, le moment ne saurait être plus propice pour nous d'avoir en main la carte de la conciliation/grève au cours de la présente ronde de négociations collectives. La dernière chose dont le gouvernement a besoin serait de voir les agents financiers disposés à prendre des moyens de pression au travail.

Les négociations collectives, c'est comme un jeu de cartes - il faut avoir une bonne donne pour gagner. Or, il semble que nous en ayons actuellement une très bonne. Nous voulons que l'employeur prenne nos revendications au sérieux, et nous croyons détenir les bons atouts en main pour qu'il le fasse. Nous vous encourageons à voter en faveur de la conciliation/grève comme mode de règlement des différends.

Mode de règlement des différends