CANDIDAT AU POSTE DE PRÉSIDENT
Milt Isaacs
Chers membres de l'ACAF,
Je m'appelle Milt Isaacs, et j'ai posé ma candidature au poste de président de l'ACAF. Je suis membre du Conseil d'administration de l'ACAF depuis plus de quatre ans et je siège au Comité de la rémunération et des avantages sociaux (négociations) de l'ACAF depuis plus de cinq ans. Au cours des deux dernières années, j'ai assumé la responsabilité d'administrateur chargé des Communications.
Comptable en management accrédité et agent financier de carrière, j'ai occupé divers postes financiers au cours des 24 dernières années. Cette expérience m'a permis d'acquérir une connaissance de première main des problèmes quotidiens avec lesquels un grand nombre d'entre nous sont aux prises chaque jour dans la collectivité de la gestion financière.
Ma vision pour l'ACAF, que j'ai exposée dans le passé et à laquelle je continue de croire aujourd'hui, est la suivante : l'ACAF doit être proactive et beaucoup plus stratégique dams ses activités, et nous devons en faire davantage pour communiquer avec nos membres.
La principale question sur laquelle l'ACAF doit mettre l'accent, c'est celle de la rémunération et des avantages sociaux. Comme vous le savez, l'ACAF a amorcé des négociations avec le Conseil du Trésor, forte d'un mandat de conciliation/grève, ce qui est sans précédent pour l'ACAF. Au cours de ce processus, nous avons besoin d'une main ferme, celle de quelqu'un qui possède une expérience directe des questions de rémunération et d'avantages sociaux. Aucun autre candidat ne possède l'expérience et la perspective stratégique en matière de rémunération et d'avantages sociaux que j'ai à offrir. Je connais la valeur des FI et, que vous soyez FI-1 ou FI-4, je tiens à ce que vous sachiez que je m'engage à obtenir la rémunération et les avantages sociaux que vous méritez. En outre, je suis conscient que nous devons, au cours de la présente ronde de négociations collectives, régler la question des FI-1 et FI-2 qui a surgi par suite de la décision d'un arbitre.
Si je suis élu président, l'ACAF s'occupera d'une autre grande priorité, soit celle de promouvoir l'amélioration de la gestion financière au sein de la fonction publique fédérale et de faire en sorte qu'elle soit perçue comme tel. Je veux que les leaders d'opinion connaissent l'ACAF, qu'ils sachent qu'elle est une voix constructive en matière de questions de finances publiques. Les objectifs stratégiques de cette entreprise sont à double volet : veiller à ce que les systèmes de contrôle financier du gouvernement fédéral soient exhaustifs et efficaces, et assurer un climat dans lequel les agents financiers peuvent être efficaces et jouir d'une plus grande influence. Jouer ce rôle sert nos intérêts individuels de rehausser notre prestige collectif, ce qui se traduira par une meilleure rémunération et de meilleurs avantages sociaux avec le temps.
En dernière analyse, la campagne à la présidence se joue sur la capacité de leadership et la vision des candidats. La meilleure façon de juger les mérites d'un candidat, c'est d'examiner ses états de service. Voici un bref résumé de certaines de mes principales réalisations au sein de l'ACAF. Je vous encourage à comparer mes réalisations et celles des autres candidats. J'estime que mes états de service sont explicites sur le genre d'engagement dont j'ai fait preuve et le genre de leadership que vous pouvez attendre de moi dans l'avenir.
- Avant que je devienne membre du Conseil d'administration, l'ACAF ne possédait pas de plan stratégique. Aujourd'hui, elle en possède un, un plan dont je suis le fer de lance depuis ma toute première assemblée du Conseil d'administration.
- J'ai été l'artisan de l'élaboration d'un plan de communications de l'ACAF, mis en place il y a deux ans afin de satisfaire les besoins de communications tant internes qu'externes.
- J'ai été le chef de file de l'élaboration et de l'exécution des sondages auprès des membres de l'ACAF (d'abord en 2002, puis en 2004), qui ont permis aux membres de s'exprimer sur les questions clés, d'une part, et à l'ACAF de comprendre quelle était la position des membres sur un grand nombre de questions cruciales, d'autre part.
- J'ai joué un rôle prépondérant dans la rédaction et la diffusion d'une série de communiqués à tous les membres de l'ACAF sur les préoccupations et les questions afférentes aux options de l'ACAF en matière de négociation collective, envoyés avant le scrutin de l'automne 2004.
- Comme je croyais fermement à l'importance du rôle de défenseur de l'ACAF en matière de gestion financière, j'ai pris l'engagement d'améliorer les communications externes de l'ACAF, principalement au moyen des rapports publiés dans la série « Freins et contrepoids ». La publication des documents de travail I et II dans la série « Freins et contrepoids » a obtenu une couverture sans précédent dans les médias, notamment un article à la une du Ottawa Citizen. Nous avons, depuis, piqué l'intérêt des dirigeants politiques comme des employeurs pour ces questions. J'ai rencontré personnellement plus d'une douzaine de députés, y compris des membres des comités des comptes publics et des finances, pour discuter de ces questions.
Il est important que le premier dirigeant de l'ACAF sache respecter ses engagements, connaisse l'importance de faire en sorte que notre stratégie soit axée sur les membres et ait fait ses preuves. J'ai démontré toutes ces compétences dans le cadre de mes mandats au sein du Conseil d'administration de l'ACAF. Ce serait un privilège pour moi de vous servir à titre de président de l'ACAF.
Ma position concernant la Résolution n° 3
Comme vous le savez peut-être, on a déposé une résolution en vertu de laquelle la présidence de l'ACAF serait un poste à temps plein et son titulaire devrait résider dans la région de la Capitale nationale. Vous n'êtes peut-être également pas sans savoir que cette résolution a été déposée devant le Conseil d'administration, il y plusieurs semaines, et qu'elle a été rejetée.
Les motifs du rejet de cette résolution sont les suivants :
Au cours des deux dernières années, la structure de l'ACAF a fortement changé. On a recruté du personnel supplémentaire pour alléger les tâches de fonctionnement et les fonctions spécialisées (comme les relations de travail) des membres du Conseil d'administration et en particulier du président, afin de leur permettre de mettre plus directement l'accent sur les questions de stratégie et d'orientation. Au fur et à mesure que ce processus évoluait, les dirigeants de l'organisation en sont venus à se demander de plus en plus si la présidence devait ou non être dorénavant un poste à temps plein.
Le Conseil d'administration a rejeté la résolution en adoptant pour position qu'elle limiterait la latitude de l'ACAF dans sa capacité d'évaluer la nature et la portée du rôle du président dans l'avenir, à un moment où bien d'autres éléments des activités de l'ACAF font l'objet d'un réexamen et d'une restructuration. En établissant les limites que la Résolution n° 3 impose, nous nous trouvons essentiellement à confiner notre capacité de définir le rôle et les responsabilités du président pour l'avenir. De l'avis de la majorité des membres du Conseil d'administration, le moment est mal choisi de confiner notre capacité de définir le rôle du président.
De fait, compte tenu à la fois que l'organisation est en voie de changer et que le président actuel prend sa retraite, les membres du Conseil d'administration, moi y compris, estiment que le temps est idéal pour examiner le rôle de la présidence.
Si je suis élu au poste de président, ma première priorité consistera à procéder à un examen du rôle de la présidence, à aligner ce rôle sur les objectifs stratégiques de l'ACAF et sur la composition actuelle de la structure et des fonctions de l'organisation, puis à établir si, dorénavant, ce rôle exigerait vraiment un poste à temps plein ou pas. Voilà pourquoi je recommande respectueusement aux membres de rejeter la Résolution n° 3.

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