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NOUVELLES DES FI : Septembre 2001
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Message du Président

Le Conseil d'administration a prêté l'oreille aux frustrations que les membres ont exprimées à la suite de la dernière ronde de négociation de l'unité de négociation de la fonction publique. Les membres ont clairement fait part de leurs inquiétudes au sujet du manque de poids, et nous avons pris au sérieux leurs demandes d'examiner la possibilité d'une affiliation à une plus grande organisation. Votre Conseil d'administration étudie actuellement toutes les options d'affiliation de manière très objective, sur la base d'une analyse de rentabilisation. Fondamentalement, il s'agit de trouver qui peut nous fournir les meilleurs services à prix raisonnable. Nous examinons toutes les possibilités. Nous tiendrons des réunions partout au Canada pour discuter des options d'affiliation. Je vous encourage à y assister avec ouverture d'esprit pour discuter des constatations. Nous devrons prendre quelques décisions difficiles, et je peux vous garantir que, si les membres décident d'aller de l'avant et de soumettre la question à un vote en mars 2002, toute recommandation que je formulerai reposera sur une analyse objective.

Du point de vue personnel, je dois à regret avouer que les membres qui souhaitent soumettre la question d'une affiliation à un vote ont raison de le faire. Notre Association a tenté de paver la voie en prouvant au Conseil du Trésor qu'il existe une meilleure façon de faire affaires, mais la dernière ronde de négociation a révélé sans l'ombre d'un doute que cela ne l'intéresse pas. Nous avons tenté de délaisser la négociation collective que nous connaissons comme un jeu de pouvoir et de menaces où la partie qui possède très peu de l'un comme de l'autre ne se voit offrir que le minimum, et d'opter pour un processus où les deux parties tentent de trouver ce qu'il y a de mieux pour la profession. Nous voulions parler des questions professionnelles et non pas uniquement d'argent. Nous avons échoué. L'employeur n'est pas intéressé. À présent, nous sommes obligés d'envisager d'autres options, notamment celle de nous affilier à un gros syndicat.

Nous devons aussi tenir compte d'un autre facteur : la possibilité que la lutte pour la survie de notre groupe professionnel reprenne de plus belle. Le rapport de la Commission Fryer recommande que le Conseil canadien des relations du travail établisse les groupes professionnels. On ne sait pas encore si cette recommandation sera acceptée, mais la menace de disparition de notre groupe plane de nouveau sur nos têtes. J'imagine qu'il ne faudrait pas trop s'inquiéter, puisque nous vivons avec la même menace, sous une forme ou une autre, depuis une douzaine d'années. Raison de plus, donc, pour envisager de recourir aux ressources d'un plus gros syndicat pour nous aider. Il vaut mieux nous doter, comme politique de dernier recours, d'un « char d'assaut bien armé » plutôt que d'un simple « fusil ».

Dans un autre ordre d'idées, la participation de l'Association à un projet visant à obtenir une accréditation pour les comptables de la fonction publique du Canada m'emballe. Cette accréditation nous donnerait enfin la reconnaissance de spécialistes de la profession comptable que nous méritons. Voir l'article concernant l'accréditation ailleurs dans le présent numéro. Je vous demande d'appuyer son établissement au Canada.

La NGC reconnaîtra-t-elle adéquatement la valeur de notre travail? La réponse à cette question continue, comme lors de mon dernier compte rendu, de se faire attendre. La NGC est-elle morte? Non, mais je dirais qu'elle est dans un coma. Ne baissez pas votre garde pour autant. Pour obtenir des renseignements supplémentaires à cet égard, voir l'article plus loin dans le présent numéro.

Les préparatifs en vue de la négociation collective pour l'unité de négociation de la fonction publique sont en cours. J'aimerais pouvoir vous dire que je pense que la nouvelle ronde sera différente de la dernière, mais il semble que le Conseil du Trésor reprend encore la même rengaine : nous ne méritons rien de plus parce qu'il n'existe pas de problème de maintien en emploi ou de recrutement dans notre collectivité. Il faut donc croire que les échos de problèmes de recrutement et de maintien en emploi des FI que nous entendons des gestionnaires ministériels sont inexacts. L'employeur va-t-il encore nous faire croire qu'il ne peut rien nous donner parce qu'il devrait alors offrir la même chose aux PE? J'espère que non. Le Conseil du Trésor doit régler les problèmes qui se posent pour notre collectivité. Il est peut-être déjà trop tard. Je tirerais très peu de satisfaction de devoir vous dire : « Je vous l'avais bien dit! »

En dernier lieu, je vous supplie de prendre position pour votre collectivité, d'appuyer votre comité de négociation collective qui est sur le point d'entreprendre sa difficile tâche pour votre compte et de prendre les décisions audacieuses nécessaires pour défendre les intérêts de notre collectivité. Nous devons faire tout ce qui s'impose pour obtenir le respect et la reconnaissance que nous méritons à titre de professionnels de la gestion des finances dans la fonction publique.

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