ACAF à la semaine du PP au IGF
Discours du 25 novembre 2004
(Avec présentation : Jim Currier, vice-président exécutif de l'Association canadienne des agents financiers)
Merci beaucoup.
(Sans présentation : Bonjour, je m'appelle Jim Currier et je suis membre du conseil d'administration et vice-président exécutif de l'Association canadienne des agents financiers, ou l'ACAF.)
Permettez-moi tout d'abord de vous dire, au nom du conseil d'administration, que nous sommes heureux de commanditer cet événement d'envergure et le déjeuner d'aujourd'hui. Nous le faisons depuis de nombreuses années, et je tiens à remercier les organisateurs de leur excellent travail, année après année.
Avant de savourer notre déjeuner, je voudrais, durant quelques minutes, vous parler de notre organisation et vous expliquer qui nous sommes, ce que nous faisons et quelle est notre orientation.
L'ACAF représente environ 3 000 agents financiers à tous les niveaux dans 54 ministères de l'administration publique fédérale. La majorité de nos membres détiennent un titre de comptable professionnel et/ou un diplôme en commerce. Les deux tiers de nos membres travaillent dans la région de la Capitale nationale et les autres sont répartis dans les régions. Je suis très heureux de constater la présence de certains de nos membres ici, aujourd'hui.
Au sein du gouvernement fédéral, nos membres ont notamment pour tâches de fournir des conseils sur des questions de gestion financière et les incidences de propositions et de mesures de la direction, de surveiller les systèmes de gestion financière et les opérations financières, par exemple, le contrôle comptable et la présentation de l'information financière. Ils sont chargés de la planification et de l'analyse financières et d'élaborer les politiques et systèmes financiers. La plupart de nos membres participent à toute la gamme d'activités liées à la fonction de contrôleur.
Bref, nous sommes aux premières lignes, pour veiller à ce que le cadre de contrôle financier du gouvernement soit respecté.
Notre Association existe depuis 15 ans, et nous estimons qu'au cours de cette période, nous avons très bien réussi à remplir notre mandat initial : promouvoir et défendre les intérêts de nos membres en matière de rémunération, d'avantages sociaux et de statut dans la fonction publique fédérale. Et nous continuerons d'agir dans ce sens.
Depuis quelques années, nous travaillons d'arrache-pied pour élargir notre champ d'application. L'ACAF fait oeuvre de pionnier dans divers secteurs.
Notre plus récente et plus importante initiative consiste à agir à titre de catalyseur de l'amélioration des systèmes de contrôle financier au sein du gouvernement fédéral.
L'année dernière, à la même occasion qu'aujourd'hui, nous vous avons parlé de la publication de notre premier document de travail dans la série « Freins et contrepoids ». Nous estimions que, compte tenu des scandales et des allégations d'irrégularités financières qui avaient remis en question le caractère adéquat de ces contrôles financiers, une réaction officielle de la part de notre organisation s'imposait absolument. La publication du rapport de la vérificatrice générale n'a pu que renforcer cette conviction. C'est pourquoi nous avons demandé à nos membres de nous faire part de leurs expériences de première main concernant des pratiques quotidiennes que, d'après eux, n'étaient pas parfaitement conformes à la politique.
Le document de travail n'était pas uniquement une réaction; il renfermait aussi des recommandations de mesures que, selon nous, le gouvernement fédéral devrait prendre pour responsabiliser davantage le système. La plus importante recommandation dans le document de travail de l'année dernière était le rétablissement d'un bureau du contrôleur général indépendant. Comme vous le savez peut-être, c'est depuis chose faite.
De toute évidence, ce n'est pas uniquement notre recommandation qui a abouti au rétablissement du bureau du contrôleur général. Cependant, en participant collectivement au débat, nous avons contribué à faire en sorte que cette importante mesure soit prise. Et nous sommes fiers d'avoir été des artisans de ce changement. Nous estimons toutefois qu'il reste encore beaucoup à faire.
Nos membres avait tant de choses à dire qu'un seul document de travail ne suffisait pas. Cet été, nous avons publié un deuxième rapport dans la série « Freins et contrepoids ». Nous nous attendons à ce que ce document, intitulé « La reddition de comptes et la responsabilité en vertu de la Loi sur la gestion des finances publiques », suscite le même genre de réaction favorable et, c'est là le plus important, serve de catalyseur pour d'autres changements.
Je n'en dirai pas beaucoup plus sur cette Loi sur la gestion des finances publiques, sauf pour préciser que, fondamentalement, elle définit les rôles et les responsabilités pour la gestion des ressources publiques et la reddition de comptes à cet égard. Il faut séparer les fonctions d'autorisation et de vérification des paiements en vertu de cette Loi. Nous avons constaté que, dans bien des cas, les agents financiers sont directement en cause dans ces deux fonctions. Même si vous ne connaissez pas intimement les rouages du gouvernement fédéral, vous devez comprendre que cela fait partie d'une question d'ordre plus général qui fait l'objet d'un vaste examen public depuis quelque temps.
Nous croyons que ces questions de reddition de comptes sont importantes et qu'il faut les régler, et nous déployons tous les efforts voulus pour porter nos observations et nos recommandations à l'attention des décideurs supérieurs dans la fonction publique fédérale. Afin d'élargir encore plus le dialogue, nous avons organisé des réunions avec des députés de tous les partis politiques qui ont manifesté de l'intérêt pour ces questions, et nous collaborons avec eux afin de trouver des solutions.
Si vous souhaitez prendre connaissance de ces documents ou obtenir des renseignements supplémentaires sur notre travail, vous pouvez nous rendre visite à notre kiosque ou parler à l'un de nos membres du conseil d'administration qui sont sur place aujourd'hui.
J'espère que vous profiterez tous et toutes de votre conférence dans la belle ville d'Ottawa et, sur ce, je vous souhaite bon appétit.
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